Combien prévoir pour renouveler vos marques cette année ? La réponse ne se trouve pas dans un tarif unique. Chaque titre a son échéance, son périmètre et parfois des frais de conseil ou de représentation. Ce guide vous aide à obtenir un montant utile pour décider, sans créer un nouveau fichier de suivi.
La méthode tient en trois gestes : repérer les marques concernées, estimer leur coût complet, puis faire trancher les renouvellements encore incertains. Votre registre de marques ou votre outil de gestion reste la source de référence pour les titres et les dates.
Partir des marques à renouveler, pas d’un budget global
Listez les titres pour lesquels une dépense pourrait intervenir dans les douze prochains mois. Pour chacun, vérifiez cinq informations : le numéro d’enregistrement, le titulaire, l’office ou la voie de protection, le périmètre à renouveler et la date officielle applicable. Ajoutez le nom de la personne qui doit donner l’instruction de renouveler ou non.
Une marque française, une marque de l’Union européenne et un enregistrement international ne se chiffrent pas de la même façon. Évitez aussi de compter deux fois la même protection lorsque plusieurs fiches internes renvoient au même titre. Le suivi des échéances reste un sujet distinct ; ici, l’objectif est de prévoir la dépense.
Estimer le coût complet de chaque renouvellement
Coût prévu par titre = taxe officielle + honoraires éventuels + frais annexes identifiés. La taxe dépend notamment de l’office, du nombre de classes et, pour Madrid (marque internationale), des parties désignées. Les honoraires dépendent de la prestation demandée. Les frais annexes peuvent comprendre une représentation locale, une conversion de devises ou des frais de paiement. N’ajoutez que les postes réellement pertinents pour le dossier.
Trois repères de taxes officielles, vérifiés le 28 septembre 2026 :
- France, INPI : 290 € pour une classe, puis 40 € par classe supplémentaire.
- Union européenne, EUIPO : 850 € pour le renouvellement en ligne d’une marque individuelle dans une classe, 50 € pour la deuxième classe, puis 150 € par classe au-delà.
- Système de Madrid, OMPI : 653 CHF de taxe de base, auxquels s’ajoutent des montants variables selon les parties désignées et les classes.
Ces montants ne sont pas un devis universel. Vérifiez le calcul sur les pages officielles de l’INPI, de l’EUIPO ou dans le calculateur de l’OMPI selon le titre. Un renouvellement tardif peut aussi entraîner une surtaxe : il vaut mieux traiter cette situation dès qu’elle est connue que l’intégrer indistinctement à tous les budgets.
Demandez à votre conseil ou prestataire un montant ventilé entre taxes et honoraires. Pour un dossier en devise étrangère, convertissez l’estimation dans votre monnaie de reporting avec un taux daté, puis signalez qu’elle pourra évoluer. Décidez dès le départ si le budget est présenté hors taxes ou toutes taxes comprises, et conservez la même règle pour tous les titres.
Obtenir un montant lisible pour la prise de décision
Un budget utile peut se lire marque par marque. Voici un exemple volontairement simple, avec deux renouvellements d’une classe chacun. Les honoraires ci-dessous sont purement illustratifs, ils ne correspondent pas à un tarif IPzen ni à un cas client.
| Titre | Calcul | Coût prévu |
|---|---|---|
| Marque A, France | 290 € de taxe + 200 € d’honoraires | 490 € |
| Marque B, Union européenne | 850 € de taxe + 300 € d’honoraires | 1 150 € |
| Total à faire valider | 490 € + 1 150 € | 1 640 € |
Dans un portefeuille réel, remplacez chaque hypothèse par le tarif de l’office et le devis correspondant. Une ligne claire par titre suffit pour la revue : marque, échéance, montant estimé, décision attendue, responsable. Elle peut être tenue dans votre outil de gestion existant.
Séparer les renouvellements confirmés des décisions en attente
Le budget ne doit pas faire croire qu’une marque sera renouvelée alors que son titulaire n’a pas encore tranché. Utilisez trois statuts faciles à comprendre : à renouveler, à décider et ne pas renouveler. Présentez le total confirmé et, à côté, le montant qui dépend encore d’une décision. Vous pouvez ainsi demander un arbitrage sans masquer le coût possible.
La discussion doit porter sur l’utilité de la marque dans les marchés concernés, les activités qu’elle protège et le coût de son maintien. La décision et son auteur doivent être conservés dans le dossier. Le budget aide à choisir ; il ne remplace ni l’instruction du titulaire ni la vérification de l’échéance juridique.
Mettre le budget à jour au bon moment
Revoyez les montants lorsqu’un devis arrive, qu’une instruction change ou qu’une dépense en devise évolue sensiblement. Pour un portefeuille important, une revue trimestrielle donne une vue d’ensemble, à compléter par un contrôle avant chaque échéance proche. Indiquez simplement ce qui a changé et pourquoi, sans refaire tout le budget.
Avant de transmettre le chiffre à la direction ou au client, vérifiez que chaque coût a une source, que les titres incertains restent visibles et qu’une personne est chargée de la prochaine action. Ce contrôle court évite de présenter un total précis en apparence mais fondé sur des décisions manquantes.
Comment IPzen peut aider à préparer cette revue ?
IPzen réunit les fiches de marques, les échéances et les documents du portefeuille. Cette vue permet de retrouver les titres concernés et les éléments à vérifier avant de chiffrer ou de solliciter une instruction. Le montant budgétaire reste à établir à partir des tarifs officiels et des devis applicables ; ne supposez pas qu’il est calculé automatiquement par le logiciel.
Lors d’une démonstration, demandez à voir comment retrouver les renouvellements à venir, ouvrir le dossier d’une marque et retrouver la pièce qui justifie la décision. Demander une démonstration d’IPzen.
FAQ : budget de renouvellement des marques
Faut-il prévoir uniquement les taxes officielles ?
Non. Ajoutez les honoraires et les frais annexes qui s’appliquent réellement au dossier. Séparez ces postes pour comprendre le montant et comparer deux propositions de service.
Que faire si l’on envisage d’abandonner une marque ?
Gardez son coût potentiel dans les décisions en attente jusqu’à l’instruction du titulaire. Une intention informelle ne suffit pas à retirer le titre du suivi.
Comment estimer un renouvellement via le système de Madrid ?
Utilisez le calculateur de l’OMPI avec les parties désignées et les classes du titre concerné. Ajoutez, si nécessaire, les honoraires et convertissez le total selon la règle de votre organisation.
Quand faut-il réviser le montant prévu ?
À l’arrivée d’un devis, d’un tarif mis à jour ou d’une décision de renouvellement. Une revue périodique aide à repérer les dossiers oubliés, mais elle ne remplace pas le contrôle avant chaque échéance.
Un logiciel peut-il décider quelles marques renouveler ?
Non. Il peut rendre visibles les titres, les échéances et les pièces. L’arbitrage appartient au titulaire, avec l’avis de ses conseils selon le dossier.
Sources et méthode
Les repères de taxes ont été vérifiés le 28 septembre 2026 sur les pages officielles de l’INPI, du règlement européen sur la marque de l’Union et de l’OMPI. Ils doivent être recontrôlés pour chaque titre. Les exemples A et B sont fictifs. Les fonctionnalités d’IPzen sont décrites à partir de sa présentation publique et restent à confirmer lors de la démonstration.